NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Non aux expulsions !

    Le NPA est évidement présent dans les mobilisations concernant les migrants et Dijon est un carrefour ferroviaire, administratif avec tout ce que cela implique comme concentration de personnes en difficultés. On a estimé à près d’un millier le nombre de personnes concernées à Dijon et dans le ressort de la préfecture qui fait tout pour éclater les quelques cas acceptés et en refouler un maximum. En pleine campagne électorale il était important de ne pas renoncer à la solidarité.

    10 avril : des lycéen-ne-s étranger-e-s restent menacé-e-s d’expulsion.
    Après des années d’études malgré des conditions de vie difficiles, dans les établissements de Côte d’Or, Montchapet, Castel, Hippolyte Fontaine, les Marcs d’Or, Simone Weil, Antoine Antoine et d’autres, la préfecture maintient ses menaces sous les prétextes les plus divers (documents manquants, conditions d’entrée... ), faute d’avoir trouver à leur reprocher quoi que ce soit sur leur comportement. Renvoyer ces jeunes, venu-es seuls ou avec leurs familles pour fuir dictatures, guerres, misère,au-delà du gâchis humain, c’est une mise en danger pour certain-es d’entre eux !
    Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés le 10 avril à la préfecture pourra empêcher ces drames , notamment pour la vingtaine de des jeunes concernés.

    11 avril : des mères de familles menacées
    Des familles présentes depuis plus de 5 ans, dont les mères travaillaient, se sont vues refuser le droit au séjour par la préfecture, prétextant une fraude à la paternité, et cela il y a 2 ans. Leur bailleur social voulait les expulser, mettant également les enfants à la rue, car elles sont privées de ressources depuis et donc accumulent les loyers impayés. Ce sont souvent des mères de famille isolées. Le 11 avril un rassemblement au TGI de Dijon a soutenu leur demande de maintien, et même si la décision n’est que reportée c’est un répit au moins pour continuer l’année scolaire.

    Toujours solidaires avec les migrant menacés :
    Après avoir « bénéficié » d’une école de gendarmerie en remplacement de la base aérienne, une unité de la police des frontières est affectée à Dijon et a déjà procédé à plusieurs interpellations.
    Et au-delà c’est tout le dispositif policier qui est expérimenté dans une logique de confrontation, les migrants sont les premiers visés, se battre avec eux c’est aussi se protéger de l’arbitraire avec ou sans « état d’urgence ».

    Y.H.