NPA Bourgogne Franche-Comté
  • DIJON Echos des mobilisations

    5-6 avril Les Faucheurs volontaires en lutte et tribunal en grève
    37 faucheurs étaient convoqués au Tribunal de Grande Instance le 5 avril.
    Environ une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice. 
    Animation (stands sono) de la Confédération paysanne et autres associations écologistes. Le NPA était présent.
    Dans le tribunal les 37 prévenus ont dû décliner leur identité à l’appel du président, celui-ci a refusé aux "comparants volontaires" de faire de même.
    Le procès est repoussé aux 15 et 16 novembre en raison de la grève notamment des avocats. 
    Les faucheurs volontaires, qui comprennent les raisons de ce nouvel ajournement, ont regretté de ne pas avoir eu l’occasion d’exposer le sens de leur lutte et de dénoncer l’enfumage sur les OGM, les combines de BASF et autres pour produire des OGM cachés notamment par la technique des mutagènes.
    La Confédération paysanne est intervenue pour donner des explications techniques et un avocat a exprimé sa solidarité.
    Malgré tout ce rendez-vous de mobilisation nationale a été riche en échanges, informations, tant envers la population qu’entre les différents participant.es.
    Au-delà des OGM, des pesticides de Monsanto (repris par Bayer), les débats ont permis d’élargir aux dégâts produits par l’amiante par exemple sur les travailleurs de multinationales, comme Eternit, Triskalia, etc, à partir du film « Les sentinelles » qui retrace le rôle d’Henri Pezerat, chercheur à Paris 7, qui a mené la lutte sur l’amiante, en s’appuyant sur ses travaux de recherche.

    Palestine :
    Le 6 avril nous étions une cinquantaine de personnes du Collectif pour une paix juste en Palestine, pour dénoncer les massacres à Gaza, avec une diffusion de tracts.

    Migrants :
    Un pouvoir politique qui nous balade au mépris des droits humains
    RESF et des représentants du Castel devaient être reçus le 15 mars par la préfecture - date fixée plus d’un mois avant par celle-ci - pour examiner des dossiers notamment de jeunes migrants mineurs. Une manifestation en direction de la préfecture animée par les lycéens a regroupé alors 200 personnes. La préfecture a reporté à la dernière minute l’audience au 19 avril. Puis de manière inattendue, elle a convoqué une réunion pour quelques dossiers le 6 avril. Un nouveau rassemblement a eu lieu de manière improvisée, avec le soutien de Faucheurs Volontaires présents à Dijon.
    Une fois de plus, la préfecture a apporté des réponses au compte-gouttes, faisant du cas par cas, et laissant la grande majorité sur la touche.
    Cette politique a été largement dénoncée lors des états généraux des migrations, qui se sont déroulés à Dijon le samedi 24 mars, à l’initiative du collectif de soutien aux migrants, dans le cadre de la préparation des états généraux nationaux. Y ont participé au moins 200 personnes, ce qui a permis d’avoir un carrefour,des prises de contact et des échanges d’expériences.

    Grève et manifestation des cheminots lundi 9 avril : une mobilisation importante
    150 cheminots en AG, avec CGT, SUDRail, CFDT, UNSA.
    La manifestation qui a suivi a regroupé 300 participant.es, avec prise de parole unitaire devant la préfecture, rappelant les revendications et les contre-propositions pour un service public du ferroviaire : fret, intérêt écologique du transport ferroviaire, capacités d’emplois pour « mailler le territoire » et faciliter « l’intermodalité » (points de liaisons et combinaison de différents modes de transport).

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    Cortège des cheminots, le 9 avril 2018

    NDDL : Ni Macron, ni Collomb ne décideront pour l’avenir !
    200 personnes se sont rassemblées à Dijon, lundi 9 avril devant la préfecture, avec lectures de messages relatant la situation sur place. Lors du départ en cortège, nous avons rencontré quelques difficultés avec la police qui avait bloqué tous les accès autour du rassemblement. Finalement un cortège a pu se déployer pour un court défilé.
    Des participant.es se rendent sur place et la mobilisation continue pour NDDL, mais aussi pour Bure.

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    Banderole devant la préfecture lors de la manifestation de soutien aux Zadistes de Notre-Dame des Landes, le 09 avril 2018

    Université de Dijon :
    Seule la convergence étudiant.es et salarié.es peut instaurer un rapport de forces favorable !

    Les étudiant.es mobilisé.es ont été contraint.es d’occuper une salle puisque la direction leur refuse ce qui devrait aller de soi, à savoir des lieux de débats, dans une université qui devrait être ouverte aux échanges et à la liberté d’expression. Mais la direction de l’université de Dijon préfère par exemple financer le MEDEF et lui offrir des salles, plutôt que de favoriser l’esprit critique et l’émancipation des personnes.
    Face au mur installé par la direction de l’université et le peu de relais de la part des organisations de salarié es du campus, la décision de bloquer un bâtiment a été prise pour le 3 avril. Les étudiant.es mobilisé.es se sont retrouvés contre des opposants au mouvement largement impulsés par les organisations réactionnaires notamment de la fac de Droit. Le blocage a été rapidement levé vu le rapport de forces.
    L’UNI et la direction de l’université en ont profité pour dénoncer des dégradations menées par des individus cagoulés, cherchant clairement à criminaliser le mouvement.
    Malheureusement l’intersyndicale du campus a sorti à ce moment-là un communiqué dénonçant les dégradations, intimidations, sans même prendre l’avis des étudiant.es en lutte.
    Il est indispensable que soit renoués les contacts entre étudiant.es mobilisé.es et personnels, avec leurs syndicats, car c’est bien une attaque globale contre le service public d’éducation et de recherche qui est en train de se construire en profondeur, renforçant considérablement les inégalités sociales déjà existantes.
    Il est de la responsabilité des personnels d’université de soutenir et participer à la lutte engagée dans la jeunesse pour l’accès à l’enseignement supérieur pour tou.tes.
    Des AG intercatégorielles des personnels et des étudiant.es, comme il y a dix ans pour le retrait du CPE, sont nécessaires dès la rentrée du 23 avril.