NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Communiqué du NPA 21 : Nos vies plutôt que leurs profits !

    L’Union sacrée en 14-18 : le peuple d’en bas expédié comme chair à canons.
    L’Union sacrée en 2020 : le peuple d’en bas comme chair à virus.

    Dans ce monde, toutes les vies n’ont pas la même valeur :

    – Il y a les personnels travaillant dans la santé, les personnels aidant à domicile, qui travaillent sans toutes les conditions de protection et de moyens indispensables
    – Il y a les familles aidantes sans moyens de protection pour elles et les aidé⋅es
    – Il y a les salarié⋅es des magasins d’alimentation
    – Il y a celles et ceux ayant le corona-virus qui ne peuvent accéder à l’hôpital et doivent rester chez elles⋅eux
    – Il y a tous les personnels des services publics ou qui devraient être publics (santé, services postaux, chemins de fer, aéroports…)
    – Il y a tous⋅tes les salarié⋅es de secteurs non vitaux que le pouvoir envoie bosser pour le PIB (Produit Intérieur Brut), dans le bâtiment, les travaux publics, la logistique, etc…
    – Il y a les personnes sans-abri, qui sont délaissées, rejetées des centres villes
    – Il y a les migrant.e.s laissé.e.s un peu plus à leur sort et qui ne sont aidé.e.s que par les associations.
    – Il y a les personnes résidentes de pays peu équipées et dont le système de santé ne sera pas en mesure de soigner qui que ce soit.
    – Ce sont encore les plus précaires qui sont envoyés au front !

    Après avoir supprimé les subventions pour la recherche fondamentale car jugée non rentable, après avoir supprimé des milliers de postes dans les services publics (santé, éducation, services postaux, SNCF...) et mis en place la concurrence avec le privé pour qu’une minorité fasse des profits sur notre dos, les gouvernants successifs, puis Macron et cie, aujourd’hui comme hier, montrent à quel point ils nous méprisent, en voulant nous faire croire que les décisions qu’ils prennent sont d’abord pour les plus fragiles.
    Par leurs lois adoptées à l’Assemblée Nationale, ils continuent à détruire les droits des salarié⋅es, leur loi de finances adoptée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale est faite pour les capitalistes, pas pour les salarié⋅es, les pauvres… Ils remettent en cause les congés, les horaires, les contrats de travail, comme ils l’ont fait pour les droits de chômeurs⋅euses ou les retraites.
    Ils s’arrogent les pleins pouvoirs, alors qu’ils n’ont de cesse de détruire les services publics, qu’ils sont toujours incapables d’assurer la protection des personnels de santé, qu’ils envoient les plus précaires au travail !

    Ce que nous exigeons, ce sont des services publics pour le bien de tous⋅tes, pas pour faire des profits. Les services publics doivent avoir les moyens pour répondre aux situations diverses !
    La Recherche publique, notamment pour la santé, doit avoir les crédits nécessaires pour une recherche non liée à des intérêts immédiats de groupes privés. Et donc nous avons besoin :
    – D’un Service public du médicament. La politique du profit ça suffit : les médicaments à des prix exorbitants, les flux tendus, les suppressions de médicaments estimés non rentables par les labo privés !
    – D’un Service public du 4ème âge (aide à la personne, augmentation des rémunérations des aidant.e.s familiales... ),
    – D’un Service public pour l’enfance…

    Ce n’est pas en réduisant encore plus les droits des salarié-es, en leur imposant des conditions de travail délirantes, que l’on va améliorer la situation générale. Lors de la crise économique précédente, les citoyen⋅nes ont payé les banques, par le biais des impôts et des taux bancaires. Ce n’est pas à nous de payer pour le système qui nous détruit, nous et notre environnement, au profit d’une minorité.
    Stopper cet engrenage ne peut passer que par le partage des richesses entre la minorité qui ne sait quoi faire de ses milliards (en euros ou en dollars) et la majorité qui galère !