NPA Bourgogne Franche-Comté
  • A Dijon, un point d’étape avant le rebond.

    Le 5 décembre, dès le matin à l’ AG des cheminots et lors du vote de la reconduction, on sentait monter la mobilisation : la CGT y compris parlait de reconduire au début de la semaine suivante. Un autre signe a été l’AG éducation assez forte, reconduisant pour le 6 et débattant pour la semaine suivante. La manifestation a confirmé : nous étions 7000 (selon la police 8000 !) et pour Dijon c’est plus que le 17 novembre 2018 des Gilets jaunes. Une bonne moitié CGT, Solidaires en deux cortèges séparés, 50 à 100, avec même une petite présence de participantes à la manif féministe du 23/11. Nous avons largement diffusé le 4 pages du NPA. La fin de manif a été tendue, gazage, voiture de la CGT grenadée, le cinéma Eldo interdit d’accès par la police durant une heure après la dispersion. Malgré tout l’AG de "ville" prévue s’y est tenue avec près de 200 personnes, très animée, mais avec peu de résultats concrets car ça partait dans tous le sens, comme c’est souvent le cas au départ.
    Après un premier blocage du dépôt de carburants le 9 c’est la journée du 10 décembre qui a été également marquante . Comme tous les jours les AG des cheminots ont donné le ton et les AG dans l’éducation se sont musclées. En fait, après reconduction de la grève, les Rail sont partis de la gare après leur AG ; il y avait aussi une délégation de l’Education avec eux. L’ordre prévu pour les cortèges a été un peu chamboulé : dans la première partie se sont retrouvés le cortège Educ puis Cgt cheminots et Sud Rail avec un petit groupe Sud Santé sociaux, Sud Ptt. Ce cortège animé notamment par Sud Rail avec un bigo lançait des slogans unifiant (Rail, Santé, Ptt) et a drainé pas mal de cheminots auxquels se sont ajoutés des manifestants sensibles au dynamisme. A noter aussi un cortège CGT chu . Au total environ 5000 manifestants , un peu moins que le 5 mais avec des côtés plus dynamiques. La manif s’est bien passée : après le gazage de la camionnette CGT le 5, préfecture et flics ont mit la pédale douce et le cortège est allé au bout sans embrouille.

    Le 11 décembre , au matin, une initiative intersyndicale a bloqué le dépôt de carburants (participation entre 30 et 50, CGT, Solidaires et autres) : évacué au bout de 3 h mais il a provoqué un embouteillage monstre en zone sud et à la sortie de l’autoroute. Une AG interluttes à 17h à la Bourse du Travail a rassemblé environ 50 participants dont des profs de l’AG educnat.

    Le 12 décembre se sont tenues les AG régulières des cheminots et de l’éducation, avec début de relations pour esquisser la coordination des actions. Les AG des cheminots résistent, la reconduction est solide et une délégation a participé à l’AG de l’éducation.
    La manif à 14 h00 n’a regroupé que 800 personnes selon les comptage sérieux, 1100 selon les organisations syndicales, soit 5 fois moins que le 10 décembre ! Les journées rapprochées, là où la reconduction n’est pas ancrée, ce n’est pas motivant et beaucoup se réservent pour le 17 décembre.

    A l’étape actuelle, en tout cas, deux secteurs sont bien mobilisés à Dijon, SNCF et éduc Nat, à trois reprises le dépôt pétrolier a été bloqué lundi 9, mercredi 11 et le jeudi 12 et les UD sont sous pression du mouvement, mais gardent la main. D’autres initiatives se démultiplient, non sans difficultés : sans grève dans leur secteur il n’est pas facile de convaincre les participant-e-s individuel-e-s de la nécessité de ne pas partir dans tous les sens et de cibler les actions.
    Et les séquelles des reproches mutuels entre gilets jaunes et syndicalistes ressortent alors. Le NPA, avec d’autres impliqués depuis 2018 dans le mouvement de GJ, continue à combattre en permanence le rejet du mouvement ouvrier pour peser vers la convergence que les syndicalistes bornés ne facilitent pas non plus.
    Des petits signes d’auto-organisation émergent ; : nous étions moins nombreux le 12 décembre mais le mouvement mûrit.