NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Pas de trêve pour Noël, pas de cadeaux pour le gouvernement.

    Des centaines de milliers de personnes étaient en grève et ont manifesté mardi 17 décembre dernier. C’était la troisième journée nationale de grève et manifestations contre l’attaque gouvernementale du système de retraite par répartition après les 5 et 12 décembre 2019.

    Beaucoup de salarié.e.s dans le pays n’ont plus d’illusions sur la finalité de cette contre-réforme : Il s’agit d’individualiser les cotisations nécessaires à l’obtention d’une retraite correcte. C’est toute la finalité du système dit « à points ».

    Le but étant, pour le gouvernement et ses commanditaires les capitalistes, d’imposer une retraite si faible aux futur.e.s retraité.e.s qu’elles et ils se verront contraint.e.s d’envisager de capitaliser dès le début de leur vie professionnelle.

    Ce sont des centaines de milliards, gérés par la sécurité sociale, qui échappent encore à la voracité des compagnies d’assurance, des banques et des fonds de pension. C’est cela le but de cette attaque : permettre aux prédateurs financiers de mettre leurs sales pattes sur ces richesses produites par notre travail.

    La conscience de l’importance de cette attaque fait son chemin dans les lieux de travail. La détermination des cheminot.e.s, des grévistes de la RATP, des hospitalier.e.s, des enseignant.e.s et plus généralement de toutes celles et ceux qui se battent avec acharnement dans les entreprises, les rues, les AG, les blocages de tout le pays, le prouve.

    Le gouvernement manœuvre en faisant semblant de reculer sur des aspects mineurs de son plan (comme la pénibilité) ou sur l’âge de départ à taux plein. Cette stratégie ne trompe personne. Ce ne sont que de minables petites magouilles de sous cabinet.

    L’heure est donc au renforcement du rapport des forces de notre camps social.

    Les enjeux sont clairs, il faut multiplier les grèves, les blocages, les manifestations. Généraliser et reconduire les grèves en les autoorganisant avec des comités à la base dans les entreprises, les quartiers les écoles, les hôpitaux… En les coordonnant à tout niveau : local, régional, national.

    Il n’y a que ce langage qui peut être compris par les capitalistes et leurs fondés de pouvoir.

    Grève générale reconductible jusqu’au retrait du plan Macron-Philippe sur les retraites et pour la conquête de nouveaux droits sociaux !