NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Pour défendre nos retraites, mobilisons nous sans tarder

    Les révélations sur la réforme des retraites de Macron sont édifiantes : si elle passe, on perdra, 5 à 20% sur nos pensions, selon les cas. Ce n’est pas une réforme mais un hold-up en bande (très bien organisée) c’est la conséquence des trois mesures fondamentales prévues par le gouvernement :

    - la fin de tous les régimes assis sur un nombre d’annuités, y compris les régimes dits « spéciaux », pour les remplacer par un système par points, individualisé, où chacun se retrouve seul face aux difficultés de son parcours professionnel

    - la limitation à 14% du PIB des richesses consacrées aux retraites alors que la population vieillit

    - la fin du calcul de la pension sur la base des meilleures (privé) ou des dernières années (public). Et, de fait, ce serait aussi la fin de l’âge de départ légal à 62 ans, 67 ans pour une retraite complète.

    Pour parvenir à ses fins, le pouvoir avait mis en place une mécanique bien huilée. Pendant des mois, Delevoye a fait traîner en longueur un pseudo « dialogue social » avec les confédérations syndicales. Le seul but était l’aménagement, à la marge, de son projet de « retraites par points » dont le principe n’était pas à négocier. L’irruption du mouvement des Gilets jaunes, où la question des retraites a été très présente, a transformé le climat social et contraint le pouvoir à modifier son calendrier. D’abord reporté après les élections européennes de 2019, le vote du projet de loi sur les retraites n’est envisagé maintenant que pour 2020, probablement après les élections municipales.

    Si Macron n’a rien changé à ses objectifs, il prétend changer de méthode avec l’ouverture d’une nouvelle phase de « concertation » avec les syndicats et le retour du « grand débat » ouvrant une « consultation citoyenne » de plusieurs mois. L’instauration d’un « âge pivot » à 64 ans pour une retraite complète est remis en discussion. Tout cela témoigne de flottements et d’une certaine fébrilité du pouvoir qui garde en mémoire les grands mouvements sociaux de 1995, 2003 et 2010. Pour lui la partie est loin d’être gagnée.
    L’immense colère sociale et la volonté d’en finir avec « Macron et son monde » subsistent et rendent possible une mobilisation pour le retrait du projet. La défense du droit à la retraite peut, comme par le passé, rassembler salariéEs, jeunes et retraitéEs. Elle peut être le point de convergence entre le mouvement ouvrier (syndicats, partis) et des formes nouvelles de mobilisations et d’organisation, en particulier le mouvement des Gilets jaunes.

    Nous ne devons pas tomber dans le piège tendu par l’exécutif : croire qu’il y a du temps. C’est maintenant qu’il faut agir, construire l’unité de toutes celles et ceux qui veulent le retrait du projet. Dans ce but, engageons dès aujourd’hui, dans les villes, les quartiers, les entreprises, la construction de structures unitaires rassemblant celles et ceux prêts à se battre pour le retrait du projet Macron-Delevoye. Le but de ces collectifs sera de mener le débat et de convaincre face à la propagande de l’exécutif, de préparer et d’ancrer la mobilisation, tout en discutant des alternatives à opposer à cette contre-réforme. Il n’est pas temps d’attendre !

    Mardi 24 septembre
    Besançon : rassemblement à 10H30 place de la révolution et départ de la manifestation à 11h
    Montbéliard : rassemblement à 14 h place du champ de foire