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NPA Bourgogne Franche-Comté
  • NE PAS TOMBER DANS LE PIEGE

    1er juillet 2021

    Depuis 2017, le coup d’accélérateur en libéralisme économique donné par Macron a entraîné un coup d’accélérateur en matière de répression, preuve que libéralisme et coercition vont bien ensemble. Les libéraux ont toujours eu besoin de s’adosser à un appareil d’Etat armé pour appliquer leurs politiques dévastatrices.

    Survient la gifle au président : ce n’est pas dans notre culture militante et nous ne recommandons pas ce type d’action auquel nous préférons l’organisation collective avec la grève et la manifestation. Mais cette gifle, c’est aussi un rappel à la réalité de « l’adolescent désaxé » qui dispose des super-pouvoirs de la Vème République et en a usé pour braquer des armes de guerre contre son peuple. Une gifle pour cinq yeux crevés et une trentaine de mains arrachées : le monarque s’en tire mieux que d’autres, dans le passé en tout cas... Dommage, en plus, que le gifleur vienne de l’extrême-droite - toujours prête à récupérer, à sa manière veule, la colère légitime des citoyens face à la violence sociale qu’ils subissent.
    Cependant, Macron minimise ce coup reçu ainsi d’ailleurs que la fronde des militaires pétitionneurs ou celle des policiers manifestant devant l’Assemblée nationale. Cette mansuétude envers l’extrême-droite semble étonnante, surtout quand par ailleurs il s’évertue, par l’intermédiaire de ses affidés, à stigmatiser une gauche radicale largement fantasmée sous le nom d’islamo-gauchisme.

    C’est que, par crainte d’une révolte toujours possible et pour espérer être réélue en 2022, la Macronie a choisi une stratégie double. D’une part discréditer toute opposition un tant soit peu gênante sur le plan électoral. A gauche avec le Mélenchon bashing, la mise en cause de la municipalité écologiste de Strasbourg ou du maire Vert de Grenoble devant la Justice... A droite avec, par exemple, les manoeuvres à l’encontre des listes LR aux régionales en PACA ou ailleurs...
    Et d’autre part la Macronie promeut un langage et des lois liberticides pour couper l’herbe sous les pieds de la Lepennie. Résultat : diabolisation à gauche et dédiabolisation de la droite, si extrême fut-elle ! Gentil avec les fachos, méchant envers les gauchos : l’extrémiste élyséen essaie de pousser à un point paroxystique le choix entre lui ou le chaos. Sauf que ce piège a pour conséquence la montée des idées sécuritaires, avec à la clé la victoire électorale d’un candidat au programme de toute façon réactionnaire, que ce soit Macron lui-même ou un Xavier Bertrand voire une Le Pen...

    Pendant ce temps, les idées progressistes de partage des richesses ou de défense conséquente de la planète, sans même parler de changements structurels sont ainsi marginalisées. Face à cette lepénisation tous azimuts, il nous faut développer nos propositions pour un cours totalement nouveau : relocalisation de l’économie, reprise en main collective d’entreprises, voire de secteurs industriels là où les salariés sont mobilisés, embauches de fonctionnaires et extension du secteur public au plus près des populations, monopole public de la création monétaire... Ceci dans l’union la plus large dans la rue mais dans la clarté dans les urnes, sans alliance avec les sociaux-libéraux (PS, EELV), pas même pour faire soi-disant barrage au RN.

    AL
    21 juin 2021