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NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Mobilisation réussie pour défendre Dominique Henri [Partie 2]

    8 février 2017

    Forum de l’après midi du 12 janvier à Montbéliard lors de la journée de mobilisation pour défendre Dominique Henri.
    Analyse de la politique européenne en matière agricole

    Politique faite de dérégulations pour produire toujours plus afin d’obtenir des parts du marché mondial et concurrencer les USA et la Nouvelle-Zélande, ce qui est quasiment impossible : en Nouvelle-Zélande, une ferme, c’est en moyenne 400 vaches avec du pâturage toute l’année et deux personnes pour l’entretien ; aux USA, ce sont les grands élevages de l’Est et les usines à lait sans aucun respect de règles AOC. On comprend mieux les subventions européennes accordées aux fermes industrielles à la main d’œuvre bon marché, la suppression des quotas laitiers, etc. Actuellement, ce sont les poudres de lait, fabriquées partout de façon similaire qui sont prisées sur le marché mondial, production la plus rentable pour les quelques grands groupes industriels. Cet acharnement à produire toujours plus amène à des catastrophes (il faut une tonne de pétrole pour produire une tonne de poudre de lait), or le prix du lait suit la courbe de la poudre de lait. L’Europe tue le prix du lait ! Elle a dû en juillet 2016 se résoudre à une régulation et le prix du lait a augmenté. Sans régulation des volumes, pas d’avenir ! Or cette politique est destructrice de l’environnement, de l’animal, de l’homme ! La méthanisation, c’est aussi le côté rémunérateur de ces fermes avec la vente de l’énergie produite à EDF, mais quel dégât environnemental ; par exemple : il faut 3000 hectares pour absorber les effluents de la ferme des 1000 vaches, d’où un flux incessant de véhicules de transport. Il faut ajouter à cela les voyages en Belgique, car le lait produit est transformé en Belgique !

    La conclusion de ces informations s’impose : des fermes, pas des usines !

    Heureusement, pour finir la journée, une note d’espoir : le témoignage de paysans de coopératives jurassiennes produisant du comté. La production de comté, une AOP soumise à des règles très strictes. « On produit, on transforme, on vend » disent les paysans de la Coop, faisant ressortir l’analogie avec cette phrase mythique des Lip « on fabrique, on vend, on se paie ». Ce que nous voulons disent-ils : la priorité au marché intérieur, Non au Tafta, au Ceta, à l’Ape. Nous voulons une régulation en cas de surplus de l’offre avec des produits à plus forte valeur ajoutée, fromages divers, fruits frais pour les collectivités locales, les marchés régionaux avec des éleveurs nombreux, des campagnes vivantes et des accords avec le sud de la Méditerranée pour reconstruire un monde vivable pour nos enfants.

    M-A.D