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NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Face aux manœuvres des politiciens professionnels, les salariés d’Alstom ne pourront compter que sur leurs luttes.

    18 septembre 2016

    Le mauvais concert des déclarations des professionnels de la politique locale sur la terrible menace qui pèse sur les salariés d’Alstom, et leur participation à la manifestation de jeudi dernier, sont d’une hypocrisie écœurante.
    Quels reproches M. Meslot peut bien avoir à faire au patron et aux actionnaires d’Alstom ? Ils utilisent leurs "droits" de "propriétaires" d’une entreprise dans laquelle ils n’ont jamais travaillé, droit de vie ou de mort sociale des salariés, droit d’augmenter leur rente de n’importe quelle manière. Ces "droits" constituent les fondements de la politique du parti de M. Meslot.

    Que peuvent bien avoir à dire MM. Bourquin et Barbier au mouvement social qu’ils ont trahi maintes et maintes fois ? Leur gouvernement et la loi Travail qu’ils soutiennent vont encore renforcer le pouvoir patronal sur la vie et les conditions de travail des salariés.

    Le patron d’Alstom tente peut-être une intox auprès de l’Etat pour avoir des marchés de la commande publique à bon compte et dont il tirera un bon profit, tout en mettant une pression énorme sur les salaires et les conditions de travail des salariés. Ou bien il délocalise un peu plus sa production, le site de Reichshoffen ne pouvant jamais reprendre tous les salariés et toute la capacité de production de Belfort. On ne saura peut-être jamais, grâce au si précieux secret des affaires. Mais à tous les coups il gagne et sera récompensé par le conseil d’administration, comme l’a été M.Kron avec ses millions de prime de départ.

    Pour le NPA, il n’y a pas d’union sacrée avec le gouvernement, la droite ou le patronat. Alstom doit être sous contrôle publique de ses salariés, en lien avec les besoins de production du pays. Un rachat par l’Etat qui gaverait un peu plus le grand actionnaire Bouygues et maintiendrait la pression de la "compétitivité" internationale sur les salariés ne serait qu’un tour de passe-passe.
    La société a grand besoin de transports en commun et de trains pour le fret, il est impensable que les commandes puissent faire défaut. Les salariés d’Alstom doivent pouvoir répondre à ce besoin d’intérêt général sans passer dans l’essoreuse à profit.