NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Face à la répression des 19 de l’université de Besançon : Solidarité inconditionnelle !

    Communiqué du NPA Besançon

    Le sentiment de colère et d’injustice est toujours aussi vif malgré la sortie des 19 étudiantEs placéEs en garde à vue le 14 février pour une action syndicale tout à fait habituelle : l’investissement pacifique d’un conseil d’administration pour dénoncer l’introduction de la sélection à l’université.

    Des gardes à vue (de presque 48 h pour deux d’entre eux) qui ne reposent que sur un flot de mensonges de la direction de l’université et du parquet. Et en premier lieu ceux du président de l’université, M. Bahi, absent lors des faits !
    Toutes ces calomnies sont contredites par les présentEs, y compris les professeurs membres du conseil d’administration ou les journalistes qui couvraient la mobilisation.
    Le NPA réitère son soutien inconditionnel aux 19 militantEs, qui sont actuellement viséEs par une enquête préliminaire. Les poursuites doivent cesser immédiatement !

    On doit cependant se féliciter de la solidarité qui s’est manifestée dès les premiers instants de leur arrestation : jusqu’à 100 personnes étaient présentes devant le commissariat de Besançon pendant de nombreuses heures et exigeaient la libération immédiate des gardés à vue au cri de « Fillon en prison, les jeunes à la maison ».
    Hier midi, l’assemblée générale qui se réunissait à l’université a voté la grève pour aujourd’hui, ainsi que la tenue d’une manifestation qui a réuni 150 personnes revendiquant l’abandon de toute poursuite ainsi que les excuses et la démission de M. Bahi.

    Nous continuerons à construire la mobilisation en y associant d’autres militants, c’est l’ensemble du mouvement social qui doit se mobiliser sur la question des libertés syndicales. Nous appelons maintenant à la constitution d’un comité de soutien.

    Après la mort de Rémi Fraisse, après les ouvriers de Goodyear pour qui le parquet avait requis de la prison ferme, après les condamnations par centaines de manifestantEs contre la « loi travail », après les condamnations des jeunes révulsés par le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois par la police, il est maintenant évident que chacune des actions visant à faire valoir les droits et les intérêts de la population face aux capitalistes fera face aux forces de répression.

    L’État, incapable de maintenir sa légitimité, criminalise de plus en plus toute voix discordante, notamment depuis la multiplication vertigineuse des lois répressives et la mise en place de l’État d’urgence.

    Mais rien ne pourra faire taire la révolte contre une société injuste où les politiciens, au service de voleurs qui exploitent, détournent l’argent public et pratiquent l’évasion fiscale, se pavanent en toute impunité, mais mettent en prison des jeunes travailleurSEs ou étudiantEs.

    Plus que jamais, nous ne devons compter que sur nos luttes et nos solidarités !