NPA Bourgogne Franche-Comté
  • Nos papys, nos mamies valent plus que leurs profits !

    Le 30 janvier dernier une manifestation rassemblant près de 400 personnes a démarré de l’Ehpad de Bellevaux et s’est terminée devant le Conseil départemental du Doubs en passant par l’ARS.

    Cette manif s’inscrivait dans le cadre d’une journée nationale d’action destinée à protester contre les conditions de travail du personnel de ces maisons de retraite et, par conséquent, le (mauvais) sort réservé aux résidentEs qui y passent leurs vieux jours.

    La ministre, pensant se débarrasser à bon compte de ce scandale, a royalement annoncé qu’elle rallongeait de 50 millions d’euros le budget de financement des Ehpad.

    Ces structures sont devenues un eldorado pour des capitalistes qui trouvent là le moyen de se faire des fortunes en vidant les poches de gens qui ont trimé toute leur existence et qui, obligéEs de vivre en Ehpad, y laissent jusqu’à leur dernier sou, vendant même tous les biens économisés durant des décennies. Tout ça au profit de charognards cotés en bourse ou non qui vont jusqu’à faire payer les descendants des résidentEs.

    Et comment vit-on dans ces Ehpad ? Voici le témoignage d’une soignante :
    · Une douche tous les quinze jours et lorsqu’on est en mode « optimisé » (comprenez en manque de personnel) ce jour-là, la douche est reportée à dans quinze jours !
    · Les premierEs « recouchéEs » débutent à 15h30 car il n’y a pas assez de temps et de monde pour les coucher en soirée.
    · Le nombre de protections est limité par jour. Donc si le quota est dépassé, le ou la résidentE devra rester dans son caca. Les soignantEs risquent une remontée de bretelle quand elles ou ils outrepassent cette règle.
    · On pose des perfusions sous-cutanées parce que l’on n’a pas le temps pour donner à boire.
    · On déplace des gens dans leur fauteuil plutôt que les faire marcher car ça va plus vite !
    · Liste non exhaustive…

    Voilà ce qui se passe tout près de chez nous, à Besançon.

    Est-ce ainsi que l’on doit vivre après toute une vie de travail ? NON !
    Assez de cette barbarie ! De l’argent pour les vieux et les vieilles, pas pour les actionnaires !


    Madeleine Drogrez, 95 ans, qui a chanté l’Internationale en soutien au personnel de l’Ehpad du Larmont à Doubs, où elle vit. « Parce que c’est pour eux qu’il faut se battre » - Photo empruntée à l’Est républicain.